La patience, vertu des âmes fortes
« C’est dans la patience devant l’adversité que l’on acquiert hauteur et grandeur d’âme. »
— Diwan, in Pensée et Action, p.?497
Le sabr (patience) est une vertu centrale dans la doctrine d’El Hadj Malick Sy. Il est cité soixante?dix fois dans le Coran, et le Maître en fait la mère des vertus.
Patience dans l’étude et le travail
Pour l’étudiant, elle signifie persévérance dans l’apprentissage, refus des raccourcis. Pour le travailleur, elle est acceptation des difficultés comme tremplin vers l’expérience.
Le Maître dénonce la paresse qui accuse Dieu ou le voisin, et promeut au contraire une éthique du travail : « Jadis, les Anciens avaient d’abord un métier, par scrupule, avant d’aller en quête de la science » (p.?496).
La maîtrise de soi, une force active
La patience ne consiste pas à subir, mais à maîtriser ses impulsions. El Hadj Malick Sy illustre par l’exemple d’un saint homme qui rêva qu’il devait manger un rocher. En s’en approchant, le rocher rapetissa jusqu’à devenir une datte. L’interprétation : le rocher, c’est la colère ; la maîtrise de soi la réduit à rien (p.?514-515).
« Celui qui calme sa colère alors qu’il était capable de l’extérioriser, Allah l’appellera devant toutes les créatures et lui fera choisir parmi les houris. » (hadith cité p.?515)
La patience, chez El Hadj Malick Sy, n’est donc pas une résignation passive, mais une force active qui transforme l’épreuve en élévation.
En route pour le JOOTAY MAME MAODO du 20 JUIN 2026
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